Qu’il s’agisse de garantir la sécurité des opérations, d’assurer la qualité des produits ou de réduire la consommation énergétique, les capteurs thermiques sont devenus indispensables. Les technologies comme les thermocouples, les sondes à résistance ou les pyromètres infrarouges permettent de surveiller des processus dans des conditions extrêmes. Faire appel à un fabricant français de capteur de température spécialisé donne la possibilité d’obtenir des équipements adaptés aux contraintes de chaque industrie.

L’agroalimentaire : chaînes du froid et process de transformation

L’industrie agroalimentaire figure parmi les secteurs les plus exigeants en matière de surveillance thermique. La maîtrise des températures conditionne la sécurité sanitaire des produits, leur durée de conservation et leurs qualités organoleptiques. Les capteurs de température interviennent à chaque étape de la production, depuis la réception des matières premières jusqu’à l’expédition des produits finis.

La surveillance thermique dans les chambres froides et les entrepôts frigorifiques

Les chambres froides nécessitent une surveillance continue pour conserver des températures adaptées selon les produits stockés. Les sondes de température utilisées dans ces environnements doivent résister à l’humidité élevée et aux écarts thermiques importants lors des cycles de dégivrage. Les systèmes actuels incluent plusieurs points de mesure pour détecter toute variation anormale. En cas de dépassement des seuils, des alertes automatiques se déclenchent pour permettre une intervention rapide. Cette vigilance préventive évite des pertes financières importantes, sachant qu’une rupture de la chaîne du froid peut entraîner la destruction de lots entiers.

Les thermocouples et les sondes pour la pasteurisation et stérilisation

Les procédés thermiques de conservation comme la pasteurisation et la stérilisation exigent une grande exactitude des mesures. Les thermocouples de type T et les sondes PT100 ont une bonne fiabilité et un temps de réponse rapide. Durant la pasteurisation du lait, par exemple, la température doit atteindre un niveau donné pendant une durée déterminée pour éliminer les pathogènes sans altérer les propriétés nutritionnelles. Une variation minime peut dégrader le produit. Les capteurs doivent être positionnés au milieu des échangeurs thermiques et étalonnés régulièrement selon des protocoles rigoureux. L’enregistrement continu des données thermiques répond également à une obligation réglementaire pour tracer l’historique de chaque lot produit.

Les capteurs sans fil dans les tunnels de surgélation et lyophilisation

Dans les tunnels de surgélation ou de lyophilisation, les capteurs filaires classiques peuvent être difficiles à installer et à entretenir, notamment lorsque les lignes de production sont fréquemment reconfigurées. Les capteurs sans fil, associés à des enregistreurs de données autonomes, permettent de suivre en continu les profils de température dans les produits et dans l’air ambiant, sans câblage complexe. Ils facilitent aussi les études de validation thermique des cycles, en multipliant les points de mesure dans un même lot. Ces dispositifs communiquent généralement via des protocoles radio sécurisés et remontent les données vers une plateforme cloud ou un SCADA, pour une analyse fiable des courbes de temps / température et une maintenance prédictive des installations frigorifiques.

La conformité HACCP et traçabilité des températures

La réglementation impose aux industriels agroalimentaires de documenter l’ensemble des étapes sensibles, notamment les phases de cuisson, refroidissement rapide et stockage réfrigéré. Les systèmes de mesure de température doivent être inclus dans une démarche HACCP, avec des seuils d’alarme définis et des enregistrements horodatés. En pratique, on déploie des réseaux de capteurs reliés à des logiciels de supervision qui génèrent automatiquement des documents de traçabilité. En cas d’audit ou de suspicion de non-conformité, l’exploitant peut ainsi prouver que les températures ont été conservées dans les plages exigées, lot par lot.

L’industrie pharmaceutique et biotechnologie : contrôle rigoureux des processus

Dans le secteur pharmaceutique et des biotechnologies, la température conditionne à la fois l’efficacité thérapeutique des produits, la viabilité des cultures cellulaires et la conformité réglementaire. Les capteurs de température y sont omniprésents, depuis les enceintes thermostatiques jusqu’aux lignes de remplissage aseptiques.

La thermorégulation des bioréacteurs et des fermenteurs à culture cellulaire

Dans les bioréacteurs et fermenteurs, quelques dixièmes de degré peuvent suffire à perturber la croissance cellulaire ou la production de métabolites. Les capteurs de type RTD platine sont utilisés pour leur excellente stabilité et leur fiabilité. Ils sont généralement insérés dans des doigts de gant stérilisables, afin de pouvoir être remplacés ou étalonnés sans altérer l’asepsie du procédé. Le signal de température est inclus dans la boucle de régulation, qui pilote les jaquettes de chauffage / refroidissement et les échangeurs thermiques associés.

Le stockage des vaccins et médicaments thermosensibles selon les normes GDP

Les vaccins, protéines thérapeutiques et nombreux médicaments biologiques sont extrêmement sensibles aux écarts de température. Les lignes directrices GDP (Good Distribution Practices) imposent une surveillance continue de la chaîne du froid, depuis l’usine jusqu’au point de dispensation. Les enceintes réfrigérées, chambres froides et conteneurs de transport sont équipés de capteurs redondants, souvent doublés d’enregistreurs autonomes pour sécuriser la traçabilité.

Les capteurs RTD en environnement salles blanches ISO classe 5-8

Les salles blanches pharmaceutiques imposent des exigences rigoureuses en matière de propreté. Les capteurs de température qui y sont installés doivent avoir des surfaces lisses, faciles à décontaminer, et des conceptions limitant les niches à contamination. Les RTD encapsulés en inox poli ou en matériaux compatibles avec les désinfectants sont recommandés pour suivre la température de l’air, des équipements de process et des fluides sensibles.

La validation thermique des autoclaves et fours de dépyrogénation

Les autoclaves de stérilisation et les fours de dépyrogénation doivent faire l’objet de validations thermiques périodiques. Celles-ci consistent à instrumenter l’enceinte avec un grand nombre de sondes de température étalonnées, puis à vérifier que l’ensemble de la charge atteint et conserve les températures requises pendant la durée spécifiée. On utilise souvent des sondes Pt100, des thermocouples de type T ou K et des enregistreurs autonomes capables de résister aux cycles de stérilisation.

La sidérurgie et la métallurgie : mesures pyrométriques haute température

Dans la sidérurgie et la métallurgie, les températures atteintes dépassent les capacités des capteurs classiques. On parle de plusieurs centaines à plus de mille degrés selon les procédés. Les capteurs de température sont indispensables pour contrôler les fours, surveiller les bains de métal en fusion et ajuster les trajectoires thermiques qui conditionnent les propriétés mécaniques des alliages.

Les pyromètres infrarouges pour hauts fourneaux et convertisseurs AOD

Les pyromètres infrarouges permettent de mesurer la température en surface de matériaux chauffés à blanc, sans contact physique. Dans les hauts fourneaux, convertisseurs AOD ou poches de coulée, ils sont utilisés pour suivre la température des parois réfractaires, des laitiers et des gaz chauds. Cette mesure sans contact évite l’usure prématurée due à l’immersion de sondes et permet de viser des zones difficilement accessibles.

Les thermocouples type K et type S dans les fours de recuit et trempe

Pour les opérations de recuit, trempe et revenu, la reproductibilité des cycles thermiques est déterminante pour obtenir les caractéristiques mécaniques attendues. Les thermocouples de type K ou type S sont très répandus dans ces fours, car ils couvrent de larges plages de température, jusqu’à des niveaux très élevés. Basés sur l’effet Seebeck, ces thermocouples génèrent une tension proportionnelle au gradient de température entre la jonction chaude et la jonction froide.

La mesure de température du métal liquide en coulée continue

En coulée continue, la température du métal liquide à l’entrée et à la sortie des lingotières est un paramètre important pour éviter les défauts internes et les ruptures de brame. Des thermocouples jetables ou des lances thermométriques sont utilisés pour réaliser des mesures ponctuelles dans le bain, souvent en quelques secondes. Ces capteurs doivent résister à des chocs thermiques extrêmes et à des milieux très agressifs chimiquement. Les données de température sont ensuite intégrées dans les modèles de solidification et les algorithmes de pilotage des débits de refroidissement secondaire.

La pétrochimie et le raffinage : sécurité et économies énergétiques

Les installations pétrochimiques et de raffinage manipulent des produits inflammables à haute pression et haute température. La température y est simultanément un indicateur de performance des procédés et un paramètre de sécurité sensible. Les capteurs doivent être certifiés pour les zones explosives et conçus pour résister à la corrosion, aux vibrations et aux cycles thermiques répétés.

Les capteurs anti-déflagration dans les colonnes de distillation atmosphérique

Dans les colonnes de distillation atmosphérique ou sous vide, la température est mesurée à différents plateaux et au sommet de colonne pour piloter le fractionnement du pétrole brut. Des sondes RTD ou des thermocouples montés dans des doigts de gant sont connectés à des transmetteurs de température certifiés anti-déflagration. Ces transmetteurs convertissent le signal en boucle ou numérique HART et garantissent la sécurité intrinsèque de la boucle.

Le monitoring thermique des réacteurs de craquage catalytique FCC

Dans les unités de craquage catalytique fluide (FCC), la température du régénérateur et du réacteur principal est un paramètre déterminant pour la conversion des coupes lourdes en essences, oléfines et distillats moyens. Les capteurs de température, souvent des thermocouples protégés par des gaines en alliages spéciaux, doivent supporter des atmosphères riches en particules abrasives et en gaz corrosifs.

L’industrie automobile : fabrication et tests de performance

Dans l’industrie automobile, les capteurs de température interviennent à la fois sur les lignes de production et lors des essais de validation des véhicules. L’électrification croissante du parc, avec les batteries lithium-ion et les systèmes de puissance, renforce encore cette nécessité.

Le contrôle thermique des fours de peinture cataphorèse et séchage

Les lignes de peinture automobile comportent plusieurs étapes de cuisson : cataphorèse, basecoat, clearcoat, chacune avec des profils de température particuliers. Des thermocouples et sondes à bande transporteuse mesurent en continu la température de l’air dans les fours, mais aussi celle de la carrosserie elle-même, pour garantir un durcissement homogène des revêtements.

Les capteurs embarqués pour surveillance moteurs et systèmes de refroidissement

Sur les moteurs thermiques, de nombreux capteurs de température surveillent le liquide de refroidissement, l’huile moteur, les gaz d’échappement ou encore l’air d’admission. Ils servent à la fois à protéger le moteur et à améliorer le rendement énergétique. Avec l’essor des hybrides et des véhicules électriques, la gestion thermique des packs batteries, des onduleurs et des moteurs électriques devient tout aussi sensible. Des capteurs de température, parfois inclus dans les modules de batterie, donnent la possibilité de limiter les risques d’emballement thermique et de maximiser la durée de vie en conservant les cellules dans une fenêtre de température adaptée.

La thermographie infrarouge dans les tests batteries lithium-ion véhicules électriques

Avant la mise sur le marché, les batteries de véhicules électriques subissent des campagnes de tests intensifs : cycles charge / décharge, chocs, perforations, essais au feu, etc. La thermographie infrarouge est utilisée pour observer en temps réel la répartition de la température à la surface des modules et packs. Elle donne la possibilité d’identifier des points chauds localisés, des déséquilibres entre cellules ou des zones de dissipation thermique insuffisante.

La plasturgie et l’injection : exactitude de la polymérisation

Dans la plasturgie, la température influence la viscosité des polymères fondus, la qualité du remplissage des moules et le retrait des pièces après refroidissement. Les capteurs de température sont au centre de la régulation des presses à injecter, des extrudeuses et des systèmes de conditionnement thermique des moules. Une dérive de quelques degrés peut générer des défauts visibles ou des non-conformités dimensionnelles.

La régulation thermique des presses à injecter et extrudeuses bi-vis

Sur les presses à injecter et extrudeuses bi-vis, des thermocouples ou RTD sont positionnés le long des zones de chauffe, sur les fourreaux et parfois dans les vis elles-mêmes. Ils donnent la possibilité de contrôler les profils de température par zone, en fonction du type de polymère, de la charge et de la vitesse de rotation. La régulation doit garder un compromis entre fluidité suffisante pour le remplissage et limitation de la dégradation thermique du matériau.

Les capteurs à bande chauffante pour moules et outillages thermorégulés

Les moules d’injection, de compression ou de thermoformage sont souvent équipés de circuits de régulation thermique (eau, huile, résistances électriques). Des capteurs à bande chauffante ou des sondes insérées dans la masse de l’outillage mesurent la température au plus près des empreintes. Cette mesure est déterminante pour obtenir un état de surface irréprochable, limiter les contraintes internes et gérer les temps de cycle.

La surveillance des zones de chauffe dans le soufflage PET

Dans le soufflage de préformes PET pour la fabrication de bouteilles, la phase de chauffage infrarouge est décisive. Les préformes doivent atteindre un profil thermique donné avant étirage / soufflage, sous peine de défauts d’épaisseur ou de transparence. Des pyromètres infrarouges et des capteurs de température de l’air mesurent la puissance effectivement reçue par les préformes et la température des rampes de lampes.